Objectifs

Les véhicules de demain seront connectés et communicants avec leur environnement (véhicules et infrastructures routières) favorisant ainsi le développement de nouvelles applications ITS (Intelligent Transport System) pour l’amélioration de la gestion de trafic, de la sécurité routière et des services de mobilité et de confort. Cette révolution automobile engendre de nouveaux défis technologiques et économiques: la conception de véhicules coopératifs interopérables, un système de management de la sécurité pour les communications, ainsi que la préparation de systèmes fiables et sécurisés pour les futurs véhicules autonomes connectés. Ces systèmes communicants V2V/V2I vont donc avoir besoin de sécurité et de confiance numérique.

L’objectif principal du projet ISE est de mettre en œuvre l’infrastructure de gestion de sécurité de ces systèmes coopératifs ITS. L’enjeu est de taille car ces systèmes ITS doivent être capables de traiter des milliers de messages échangés par seconde en toute confiance en apportant des garanties fortes de protection des données personnelles conformément aux législations nationales et directives européennes. L’infrastructure de confiance (PKI) développée dans le cadre du projet ISE devra donc répondre à une problématique de dimensionnement à grande échelle afin d’être en capacité de distribuer des milliards d’identités numériques vers les stations embarquées ITS. Par ailleurs, le projet ISE a pour second objectif la définition de processus et de systèmes de test permettant la certification de la sécurité des systèmes coopératifs ITS.

Défis

Construire des systèmes ITS sécurisées à un coût abordable et apporter les conditions de leur déploiement en implémentant l’infrastructure de gestion de sécurité (PKI)

Choisir des solutions d’architecture qui apportent un bon équilibre entre la sécurité, la sûreté de fonctionnement, le coût et le dimensionnement

Développer des méthodes et outils pour la conception et la validation des systèmes qui favorise la confiance entre systèmes et applications coopératives (la confiance dans les informations reçues des autres véhicules et des infrastructures est primordiale pour les intégrer dans les systèmes avancés d’assistance conducteur et de conduite automatique)

Développer des solutions (architectures des systèmes, plateformes, applications, etc) compatibles et interopérables au niveau européen voire mondial

Soutenir une mise à l’échelle importante de ces solutions importante,

Soutenir l’émergence des véhicules autonomes.

Marchés Visés

Les débouchés de ce projet concernent le domaine du transport routier au sens large :

Constructeurs automobiles

Equipementiers automobiles

Opérateurs d’infrastructure routière

Opérateurs de services (mobilité, trafic, etc.)

Opérateurs télécoms

The C-Roads Platform is co-funded through the Connecting Europe Facility (CEF), but is an open platform.
Therefore representatives from all ongoing C-ITS deployment activities all across Europe are working together towards interoperable C-ITS services for European travellers.

The aim of the C-Roads Platform is to develop harmonised specifications taking the EU-C-ITS platform recommendations into account, linking all C-ITS deployments and planning intensive cross-testing. The C-Roads Platform is making cross-border C-ITS services a reality today and building the foundations for connected and automated vehicles.

This work is key for making European roads safer for citizens, traffic more efficient and reducing harmful emissions from transport. This will also benefit European economy as a whole as it needs a safe, reliable and efficient transport system.

https://www.c-roads.eu/platform.html

The Action aims to streamline C-ITS implementation in 4 member states linking the different national initiatives towards a harmonized strategic rollout and common specification. C-ITS pilot sites to communicate data through cellular and/or ITS G5 networks will be installed in approximately 968 km along the Netherlands, Belgium, UK and France, for operation and evaluation of C-ITS services. 

InterCor will focus on the deployment of “Day-1” services as recommended by EC “C-ITS platform” such as Road works warning, Green Light Optimized Speed Advisory, In vehicle signage and Probe vehicle data. 

The action is part of the C-Roads platform which is a platform of Member States working on the deployment of C-ITS services. Cross-border tests will also be conducted with other C-Roads Member States.

What do we mean by C-ITS?
Cooperative Intelligent Transport Systems (C-ITS) allow vehicles to communicate with other vehicles, with traffic signals and roadside infrastructure as well as with other road users.

With alerts generated from the increased information available, these systems have a strong potential to improve road safety and the efficiency of the road transport. For example, warnings about Road works can be displayed to the drivers inside the car.

https://ec.europa.eu/inea/en/connecting-europe-facility/cef-transport/projects-by-country/multi-country/2015-eu-tm-0159-s

 une vitrine de la voiture connectée à la français

Le ministère de l’Ecologie procède actuellement au lancement du projet SCOOP@F. Il s’agit de la suite logique d’un autre programme dédié à l’expérimentation de ce qu’on appelle le Car2X (communication entre les véhicules et avec l’infrastructure), et qui avait pour nom SCOR@F. Il est bien plus ambitieux, car le budget global est d’environ 20 millions d’euros et va permettre d’équiper 3 000 véhicules sur près de 2 000 km de routes.

Ces véhicules connectés de nouvelle génération seront présentés en avant-première par PSA Peugeot Citroën* en octobre prochain, lors du congrès mondial sur les ITS. Il se trouve que Bordeaux et sa rocade font partie des 5 sites retenus au niveau national, tout comme l’Île-de-France, la Bretagne, l’autoroute A4, ainsi que des routes départementales en Isère.

SCOOP@F est un projet qui associe les constructeurs automobiles PSA et Renault, de nombreux gestionnaires routiers, des universités et des centres de recherche. De nouveaux partenaires devraient rejoindre le projet en 2016, parmi lesquels Orange et des partenaires étrangers pour permettre des tests croisés avec les projets similaires dans d’autres pays européens (par exemple le projet Corridor entre Rotterdam, Francfort et Vienne).

Le projet sera mené en deux vagues.

La première, qui a démarré en 2014 et se poursuit jusqu’en 2017, se concentre sur les services essentiels à la sécurité routière (alerte chantiers, signalisation embarquée, collecte de données), avec des communications basées sur la technologie Wi-Fi G5.

La seconde (sur la période 2016-2018) explorera de nouveaux services (information sur le trafic, information multimodale) et des communications hybrides Wi-Fi G5 / cellulaire.

scoopf 1

Concrètement, les véhicules communiqueront à l’infrastructure et aux autres véhicules équipés des informations sur les obstacles rencontrés, leur position, ou encore leur vitesse. C’est utile pour le conducteur, qui recevra via une tablette installée sur le tableau de bord les différentes alertes.

En retour, les données émises par les voitures et captées par les bornes seront retransmises aux gestionnaires routiers qui pourront s’en servir pour connaître l’état du trafic et intervenir plus efficacement sur les incidents qu’avec des moyens classiques (boucles de comptage, caméras). Ce type de système permet aussi d’améliorer la sécurité des agents intervenant sur les routes. En cas d’intervention ou de chantier, une alerte sera donnée à tous les véhicules équipés pour signaler leur présence.

*Avec deux cas de figure concrets sur la rocade de Bordeaux : la présence signalée d’un piéton aux autres usagers alentours et une zone de chantier temporaire. Les démos se feront en coopération avec la DirAtlantique. PSA va déployer 110 véhicules en 2016 dans le cadre de ce projet.

 

 

La R&D d’EDF et Télécom ParisTech collaborent depuis 2012 dans le cadre d’un laboratoire commun de recherche dont les travaux portent sur la thématique de l’Internet des Objets et la Cyber sécurité pour les systèmes électriques.

Ce laboratoire constitue une occasion de réunir les spécialistes de domaines disciplinaires hétérogènes (sécurité, réseaux, Internet, monde énergétique, réseaux électriques, etc.) autour de finalités industrielles qui les rassemblent. Il apporte des avancées en matière de solutions de sécurisation des systèmes d’information, de contrôle et de commande pour les objets connectés.

Il contribue à mieux observer, contrôler et commander les objets du système électrique, plus vite, plus sûrement et en tenant compte de leur contexte d’usage, en respectant la confidentialité des échanges.

Son enjeu est de préparer et faciliter le déploiement de services de gestion de la demande énergétique et d’efficacité énergétique s’appuyant sur l’interopérabilité d’objets énergétiques et ainsi contribuer à assurer la cohérence de l’ensemble du système.

http://seido-lab.com/

 

Sécurisation de la chaîne IoT OPC-UA / OCARI

OCARI (acronyme pour Optimisation des Communications Ad hoc pour les Réseaux Industriels) est un protocole pour les réseaux de capteurs sans fil industriel. Il a été développé dans le cadre du projet ANR OCARI. OCARI se distingue des protocoles comme ZigBee, WirelessHART et ISA100.11a par les caractéristiques suivantes :

  • Une méthode d’accès au médium RF hybride combinant le CSMA/CA et un TDMA optimisé par coloriage à 3 sauts.
  • Une stratégie de routage pro-active prenant en compte l’énergie résiduelle des nœuds et supportant le nomadisme, appelée EOLSR.
  • Un mécanisme d’ordonnancement des activités par coloriage à 3 sauts permettant de réduire les interférences et donc d’optimiser l’énergie des nœuds, appelé OSERENA.

OPC-UA sert de passerelle entre le WSN OCARI et le réseau IP. L’objet de cette recherche est la mise en oeuvre d’un mécanisme sécurisé depuis l’utilisateur du réseau jusqu’au capteur.

URL : https://ocari.org

Ce thème fait l’objet de la thèse de Mohamed T. Hammi finançé par le département INFRES.

INGOPCS – Initiative pour la Nouvelle Génération OPC-UA Sécurisée

Les attaques informatiques de systèmes industriels ont été révélées au grand public en 2010 avec l’existence de StuxNet. De telles attaques peuvent avoir des conséquences importantes, notamment quand elles concernent des Opérateurs d’Importance Vitale dans les secteurs tels que l’énergie, le transport, la distribution d’eau, etc.

Ces systèmes industriels requièrent une amélioration significative de leur niveau de sécurité, afin de réduire le nombre de vulnérabilités et de limiter l’impact des attaques informatiques. Cette amélioration nécessite des logiciels sécurisés et les expertises associées.

Le protocole OPC-UA (norme EN/IEC 62541) est de plus en plus répandu dans le monde industriel et devient un élément clef des systèmes industriels où il remplace les anciens protocoles propriétaires. Un des aspects importants de ce standard est qu’il intègre une composante de sécurité informatique. C’est l’un des seuls standards généralistes ouverts, non-propriétaires, à en tenir compte.

Le projet INGOPCS vise, avec le support de l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information), à développer une implémentation libre et sécurisée du protocole OPC-UA et à la vérifier grâce à des outils spécialisés (utilisation des méthodes formelles).

URL : http://www.ingopcs.net

Contrat de recherche de 2 ans (2016-2017) FUI 19

Projet IRT-SystemX

2013-2016 Renault, PSA, Valeo, Telecom ParisTech, CEA, Université Paris-Sud, Continental, Openwide et Intempora

 

LCI4D  

FUI 16 Responsable TPT/Participant 36 mois Janvier 2014-Décembre 2016 Orange Labs, Alcatel Lucent, Silicom, Green communications, Bluewan, Telecom Paristech, Supélec, Télécom SudParis